| Abstract |
Après quarante années de régime ségrégationniste en Afrique du Sud, le gouvernement démocratiquement élu a pour souci premier de réduire les inégalités héritées du système d'apartheid. Au cours de ce régime, les inégalités étaient particulièrement présentes sur le marché du travail, les postes à qualification étaient réservés au groupe de la population White,et les autres groupes de population, notamment les African étaient systématiquement cantonnés à des emplois faiblement qualifiés et rémunérés. La race était en effet le facteur déterminant dans l'allocation d'un emploi ou d'une carrière, les emplois requerrant des qualifications étant réservés pour les blancs. Cette division était établie dans les faits mais aussi renforcée par la loi. Les emplois qualifiés et de direction étaient réservés aux travailleurs blancs, et les emplois mal rémunérés et peu qualifiés aux travailleurs noirs. En 1998, le gouvernement met en place l'Employment Equity Act, instaurant des mesures de discrimination positive. Il énonce que toutes les entreprises doivent employer un nombre équitable de Personnes Historiquement Désavantagées à chaque niveau de responsabilité, favorisant systématiquement l'emploi de personnel issu du groupe African. Cette politique a pour objectif de réduire les inégalités sur le marché du travail mais également de faire diminuer la pauvreté dans le pays, et notamment pour le groupe de population African.Dans cette étude, nous étudions à l'aide d'un Modèle d'Equilibre Général Calculable,l'impact de la mise en oeuvre de cette politique sur l'ensemble de l'économie mais également |